jeudi 3 septembre 2026

Terminales HLP 2026 - Les métamorphoses du moi

 


Introduction:

Dans une salle de cours, l’enseignant.e fait l’appel. Tel élève entend la succession de syllabes qui compose son nom et répond « oui » ou « présent » Si nous lui demandons pourquoi, il répondra évidemment: « parce que c’est moi ». Mais, en même temps, il est bien évident pour tout le monde que rien dans la limitation de ces quelques syllabes jetées dans l’espace sonore de la salle serait à même de rendre compte de la complexité et de la diversité de tous les ressentis qu’il éprouve de l’expérience qu’il fait d’exister.  C’est comme si le nom était un pont fixe jeté au-dessus d’un fleuve mutant, hétéroclite de sensations multiples qui ne cesse de différer les unes des autres. Est ce que la certitude que j’ai d’être même que moi ne viendrait pas exclusivement de cet effet de croyance du nom? 

Probablement avons-nous envie de répondre: « non » parce qu’aussi mutant que soit ce « fleuve », aussi fugitifs et distincts que soient ces ressentis de mon existence, cela reste "mon"  existence », il y a bel et bien un effet d’auto-référence, Votre pouls s’est un peu accéléré quand vous avez pressenti que cela allait être à vous de dire « oui ». Vous répondez à l’appel de votre nom parce que c’est le votre et que je suis moi et vous êtes « vous ». Mais en même temps, ce n’est qu’un nom, une étiquette, une sorte de poignée comme les valises en ont une par le biais de laquelle une institution, une famille, un groupe d’amis vous « agrippent », vous captent et vous avez également envie de dire que vous n’êtes pas si facilement réductible, « enrôlable », offert.e à cette prise. Nous excédons de toute part l’effet de ponctuation de ce nom, de ces syllabes aux contours trop lisses. Ce que je suis c’est peut-être justement « pas mon nom » ou « pas que ce nom » et après tout l’authenticité de mon existence se passe justement en deçà de mon nom, dans cette partie indécelable, clandestine, comme ces avions furtifs qui échappent aux radars de la reconnaissance sociale, familiale, professionnelle, et cela à tel point que toujours retentit ou plutôt bruit en chacune et en chacun de nous ce « cri » bizarrement aussi strident que silencieux: 

-"je ne suis pas QUE cela tu sais, je ne suis pas que ce que tu crois que je suis, c’est juste un jeu auquel je me prête parce qu’apparemment il n’y a pas moyen de faire autrement ici." 

        Sans cesse appelé.e.s, nous nous vivons comme non-nommables, anonymes, infâmes ( au sens étymologique du terme: sans renommée) irréductibles à cette commodité sociale, scolaire du nom.  Je ne suis pas mon nom, je suis plutôt le questionnement ininterrompu de mon nom ( Dasein), à moins que ce soit une voie sans issue, une sorte de cercle infernal dans lequel nous finirons par nous perdre de vue.

C’est cette angoisse que nous retrouvons dans la détresse d’Alice lorsque qu’elle dialogue avec le vers à soie qui lui demande qui elle est:

«  - Je ne sais trop monsieur…Pour le moment présent….du moins , je sais qui j’étais  quand je me suis levée  ce matin mais j’ai dû, je crois, me transformer plusieurs fois depuis… »

Alice explique pourquoi elle a du mal à s’identifier prise qu’elle est dans le jeu de toutes ces métamorphoses. Puis elle se rend compte qu’elle dit cela à un vers à soie qui suit lui aussi le cours de toutes ses mutations avant de devenir un papillon:

  • Eh bien, peut-être ne vous en êtes pas encore rendu compte jusqu’à présent, dit Alice, mais lorsqu’il faudra  vous transformer en nymphe (variété de papillon)…je pense que cela vous paraîtra plutôt bizarre, ne le croyez vous pas?
  • Pas le moins du monde
  • Après tout il est possible que vous vous voyiez cela à votre façon, tout ce que je sais c’est que cela me paraîtrait tout à fait bizarre à moi
  • A vous, fit le bombyx d’un ton méprisant mais qui êtes vous?

Cela les ramenait au début de leur entretien. »




Lewis Carroll (auteur d'Alice) a écrit ce dernier terme de moi en italique comme le vous prononcé par le vers à soie et en un sens, tout notre cours se définit par la tentative de comprendre ce qui se cache derrière ces italiques. C’est un peu comme des guillemets, une façon de mettre en question , en suspens linguistique ce que l’on écrit. J’utilise ce terme « faute de mieux ». Suis je « moi », faute de mieux? (mais ce serait qui ou quoi ce "mieux",). Faute de trouver un meilleur terme, une meilleure définition? Faudrait-il convenir de l’impossibilité de définir ce qui n’a pas de fin?

Assez cruellement le vers à soi fait littéralement tourner Alice en bourrique dans le cercle infernal d’une identité sans fin, ni terme. Mais, pour autant, la pauvre Alice exprime exactement le drame dans lequel nous vivons quotidiennement, incessamment: je réponds à mon nom et en même temps cette identité nominative n’est confirmée par rien de sensible, de physique, de ressenti, de vécu.  

        Du reste, elle ne semble pas comprendre qu’elle s’adresse à un animal dont la condition même réside dans la « mue ». Un vers à soi est un « devenir papillon », tout comme un enfant est un « devenir adulte », telle graine un « devenir pommier » et ainsi de suite (l'être humain un "devenir humain": se souvenir de cela pour le cours sur les limites de l'humain). L’identité est un piège dans lequel elle tombe dans tous les sens du terme, et nous sommes comme elle. Ne consister que dans un devenir ne pose aucun problème au vers à soie, mais cela en pose aux humains. Pourquoi?

Parce que, méconnaissables, nous aspirons toujours à une « reconnaissance » par nos semblables, à ce que l’on nous dise que nous sommes ceci ou cela, et évidemment que ces jugements soient favorables. C’est donc un peu plus compliqué que nous l’avions envisagé au début car  si de fait, quelque chose de nous ne se résout jamais complètement à cet « estampillage » de notre personnalité supposée complexe par le nom, nous ne nous résolvons pas non plus entièrement à ce devenir auquel le vers à soie, lui consent. Peut-être faut-il aller jusqu’à évoquer le narcissisme. Narcisse se « trouve » beau et reste à jamais figé dans la vison de son reflet tandis que la nymphe Echo, amoureuse de lui, répète sans fin « Hélas! Hélas! » (Nous verrons à quel point les mythologies et les légendes de l’antiquité grecque sont en grande partie mobilisés par cette question de l’identité, au premier rang desquels il faut songer à Ulysse). Le succès des réseaux sociaux s’explique entre autre chose par le narcissisme et la possibilité d’être assimilée à une image favorable, et ce à grands renforts de mensonges, de dénis et de retouches photo-shoppées (jusqu'à notre président qui se dessine des abdos).

Le narcissisme est le déni du devenir et nous réalisons bien dés lors que tout en nous ne se révolte pas contre la fixité identitaire de notre nom, de notre image, de notre reconnaissance, à condition que cela puisse tourner à notre bénéfice. 

Résumons: le moi se retrouve coincé entre un devenir qui le nie et un étiquetage qui l’écrase et le fige. Nous ne nous résolvons ni à l’un ni à l’autre. Il faut donc approfondir: le devenir semble s’appuyer sur la nature changeante de nos sensations, comme l’affirme le philosophe écossais Hume: 

« Il y a certains philosophes qui imaginent que nous avons à tout moment la conscience intime de ce que nous appelons notre moi ; que nous sentons son existence et sa continuité d'existence ; et que nous sommes certains, plus que par l'évidence d'une démonstration, de son identité et de sa simplicité parfaites. Pour ma part, quand je pénètre le plus intimement dans ce que j'appelle moi, je bute toujours sur une perception particulière ou sur une autre, de chaud ou de froid, de lumière ou d'ombre, d'amour ou de haine, de douleur ou de plaisir. Je ne peux jamais me saisir, moi, en aucun moment sans une perception et je ne peux rien observer que la perception. Quand mes perceptions sont écartées pour un temps, comme par un sommeil tranquille, aussi longtemps, je n'ai plus conscience de moi et on peut dire vraiment que je n'existe pas. Si toutes mes perceptions étaient supprimées par la mort et que je ne puisse ni penser ni sentir, ni voir, ni aimer, ni haïr après la dissolution de mon corps, je serais entièrement annihilé et je ne conçois pas ce qu'il faudrait de plus pour faire de moi un parfait néant. Si quelqu'un pense, après une réflexion sérieuse et impartiale, qu'il a, de lui-même, une connaissance différente, il me faut l'avouer, je ne peux raisonner plus longtemps avec lui. »

David Hume (1711 - 1776) , Traité de la nature humaine

Le désir de reconnaissance de notre moi, semble plutôt fondé sur la notion d’image, de persona (Carl Jung), de société, d’institution (institution, vient du latin in situere qui signifie situer à l’intérieur de…être intégré à…). Dans une telle perspective, la nécessité d’avoir un moi ne serait « que »  sociale,  imposée par ce que nous pourrions appeler « les autres » (dynamique d'intégration au groupe). Si nous adhérons à l’idée de notre moi, malgré le ressenti de ses métamorphoses, ce serait par le biais d’un effet de croyance. C’est exactement ce que dirait le bombyx de Lewis Carroll, aussi bien que David Hume. 

Mais, il existe bien, pourtant un effet d’auto-référence de ce devenir, de ce fleuve de sensations qui nous traverse au fil duquel j’affirme que « Moi, je » ressens cette sensation ou ce sentiment. Nous serions même tentés d’affirmer qu’aussi loin que j’aille dans la remise en question de mon moi, c’est quand même bel et bien « moi » qui produit cette remise en cause du moi. Par conséquent il faut bien que cet effet d’auto-référence vienne de quelque chose qui soit ou se rapproche peu ou prou d’un « moi ». C’est dans le cadre de ce questionnement que réside le fond de notre problème.




1) Le moi: un jeu (je?) de perspectives?

Nous pourrions finalement situer le tableau de Vélasquez intitulé les Ménines (1656) comme l’illustration de cette possibilité que le moi ne soit qu'un jeu d'images, de reflets. Le roi d’Espagne Philippe 4 avec la reine Marie Anne d’Autriche  sont peints comme le prouve le miroir en arrière plan alors que leur fille: Marguerite Thérèse, la plupart des suivantes, un conseiller dans l’encadrement d’une porte du fond,  et Velasquez lui-même les regardent. Pour savoir ce que c’est que revêtir le moi du roi, il suffit de se planter devant le tableau et de percevoir tout ce qui se joue dans le fait d’être au croisement de toutes les perspectives dessinées par les regards braqués de la cour d’Espagne. Ce tableau décrit un pur jeu de proxémies. Que désigne ce terme? L’idée selon laquelle les distances posées par les interactions entre les personnes au sein d’une situation donnée établissent clairement leur rôle, leur statut, leur fonction, leur persona. En un sens cela ne consiste finalement qu’à réunir les deux sens du terme de position: social et spatial ce que nous sommes dans la société, c'est ce qui se met en place dans l'espace)

Il est évident qu’une analyse superficielle du tableau peut donner lieu à ce type de thèse selon laquelle le moi n’est rien de plus que cet égo flatté de se trouver ici dans la convergence de la plupart des regards. Mais la finesse des proxémies déployées dans cette scène de cour va bien au-delà. Le couple royal est ici modèle, parents, souverains, maîtres de maison royale…Et reflets! La toile ne fait pas qu’énumérer toutes les fonctions jouées par le couple monarchique, elle les épuise. 

             La royauté consiste bien dans un jeu de considérations, dans de purs angles de vue, dans la superficialité d’un jeu de couleurs, d’ombres et de lumière, de représentations visibles, mais elle est aussi comme « consacrée » par une présence absente, « abstraite ». Le moi de la reine et du roi, c’est justement ce qui dans cette toile est comme exclu, c’est ce que de fait on ne voit pas en peinture mais dans le reflet présent dans la peinture (on ne peut pas les voir en peinture mais en même temps, c'est justement et simplement ça: ce que cette peinture peint, cet échappement même, ce peu de consistance, ce glissement d'un regard à l'autre.

             Nous pourrions ici parler d’angle mort ou d’angle vide, ou de ligne de fuite. Le corps du roi et de la reine se confond avec celui du spectateur parce qu’ils se définissent l’un comme l’autre comme l’extériorité de la toile, cela même qui très littéralement n’en voit que l’envers.  Le moi ici est bel et bien ce qui ordonne la perspective, ce en fonction de quoi elle est ordonnée mais absolument pas ce qui s’y retrouverait enchâssée, ce qui en ferait partie intégrante. Le moi, c’est la partie structurante et exclue. Il faut bien que cette perspective royale de la cour existe, ne serait-ce que parce que de toute façon la toile elle-même en déploie la visée ordonnatrice mais quant à savoir ce que ce moi « est », c’est justement ce dont la toile est le signe annonciateur mais aucunement la vision.

La royauté, c’est exactement ce qui se trouve enveloppée dans les regards de tous les personnages peints dans cette toile. Le moi du roi, c’est le développement même à partir duquel ces enveloppements prennent et déploient tous leur sens. Cette peinture n’est pas du tout une critique des ornements de la cour d’Espagne, mais vraiment pas du tout (Velasquez était le peintre attitré de Philippe 4). Cette toile s’inscrit parfaitement dans son époque, dans  son courant de prédilection: le baroque (mouvement littéraire, musical et pictural très porté vers les abimes et les jeux de la représentation, la fiction dans la fiction (la vie est un songe de Calderon (1635).  

Le moi ici ce n’est pas du tout ce que la toile a peint mais ce dont elle est la ligne de fuite, ce par quoi et en quoi elle prend sens. De ce point de vue n’est pas du tout contradictoire que le moi du roi et de la reine est à la fois partout dans cette toile et absolument nulle part. C’est ce grâce à quoi des personnes distinctes, dispersées, jetées là dans la pièce acquièrent par leur posture,  par la hiérarchisation des plans, par leur proxémie, le sens monarchique, substantiel du moi. 

        Cette piste du baroque, en tant que mouvement littéraire et philosophique donnant du moi une version pertinente, cohérente  est vraiment porteuse, notamment parce que l’une des figures de style favorites du mouvement baroque est l’hypotypose, soit une description tellement vive et détaillée que l’on a l’impression de la vivre. Des Ménines nous pouvons dire de fait qu’il s’agit d’une toile baroque, notamment parce que ce courant joue énormément avec la mise en abimes des perspectives mais aussi tout simplement parce qu’il s’agit d’une hypotypose. Comment produire une scène suffisamment  détaillée pour que l’on ait le sentiment de la vivre. Nous la vivons puisque nous sommes reine (ou) et roi d’Espagne et que tout s’ordonne en fonction de ce titre qui se révèle en fait être un point localisable dans l’espace et à partir duquel se distribuent les places, les regards, les distances et les expressions. 

Qu’est-ce que le moi, donc? La nécessité de poser l’existence d’un vecteur d’ordre ou d’ordonnance, ou plus simplement un foyer une source de représentation, quelque chose que l’on retrouve exactement dans l’étymologie de perception: capturer, prendre contenir, circonvenir  (capere) en traversant (per). Il est absolument impossible que cette perspective existe, que cette façon de contenir la pièce,  d’en embrasser la totalité se fasse sensible sans que nécessairement un poste de guet existe aussi. Mais en même temps, le corps du roi n’est pas dans le tableau, il l’est réflexivement dans l’image du miroir. Le moi est donc aussi nécessaire que fictif. Cette toile c'est finalement le TOUT de ce que c'est qu'être roi et reine d'Espagne parce que finalement tout est ordonné par leur présence, mais en même temps, ils n'y sont pas "physiquement".

                Nous pourrions donc précipitamment en déduire que cette toile serait plutôt une illustration fine de l'absence de réalité et de substance du moi, puisque la souveraineté et l'autorité du couple royal n'y sont peints que par un jeu de reflets. Mais ce serait trompeur parce qu'il est un fait qu'il convient de ne pas négliger, c'est que Velasquez est présent dans la toile et qu'en un sens c'est un auto-portrait, autrement dit c'est bien dans le rapport de soi à soi d'un moi, celui du peintre, que tout cela, cette comédie du moi est contenu, produit, réalisé. 

mercredi 2 septembre 2026

EMC 2026 Secondes 3 - 6 Terminales 1-2-3-5-6 : la science fiction historique


 

L’exercice consiste à se projeter en l’an 2100, à se mettre dans la peau d’un.e archéologue de cette époque et à partir de ce futur de décrire la façon dont nos successeurs présenteraient  notre actualité, ce que nous sommes en train de vivre, en direct, en 2026 dans plusieurs domaines: climatique, culturel, politique, religieux, technologique, scientifique, éducatif, économique, relations internationales (guerre, alliances, mouvements migratoires, etc,) médiatique.


Ce travail donnera lieu à une prestation orale de la totalité du groupe au cours de laquelle des historiens ou des archéologues de l’an 2100 (le groupe)  font connaitre à leurs contemporain.e.s (la classe)  à partir d’un document, d’une trace,  la réalité que nous sommes en train de vivre dans un domaine en particulier. Il s’agira donc aussi pour chaque groupe de concevoir la trace ou la vidéo et de la commenter.  


La prestation doit approfondir le domaine qui lui a été attribué et durer à peu près un quart d’heure. Il est grandement conseillé de faire preuve d’un esprit d’innovation suffisamment développé et audacieux pour que la prestation soit crédible et fasse signe du présent à partir duquel les historiens et archéologues prennent la parole (et qui en fait constitue notre futur). Chacun des groupes pourra réfléchir à la façon dont on s’exprimera dans 76 ans, même si techniquement nous ne pouvons pas faire autrement d’un point de vue technologique que de supposer que les vidéos, les conférences, l’étude du passé existeront encore.  




En fait, nous pourrions définir cet exercice comme de la science fiction historique. Il sera donc question, pour chaque groupe, de produire à la fois un travail d’analyse de notre présent et de projection vers un futur possible (plus ou moins pessimiste, humoristique, imaginaire) Une vraie liberté vous est donnée au sujet des traces, des documents sur lesquels vous appuierez votre présentation, mais il est impératif de se « téléporter » le plus que l’on peut dans l’esprit, la peau, la langue d’un être humain de 2100 (si d’ailleurs vous en avez l’envie et le temps, il vous est possible de réfléchir aux tenues vestimentaires des humains de l’an 2100 et de nous en donner un aperçu le jour de votre prestation) 

Ce travail doit être achevé pour la date fixée en octobre, jour où commenceront « les conférences de l’année 2100 »



Quelques points de repère:

Il convient:

  1. De décrire les conditions dans lesquelles le document, la trace, le témoignage, le vestige, le site archéologique, etc. a été découvert
  2. De montrer la vidéo ou de décrire, ou commenter le document tel qu’il se présente
  3. De développer les déductions qu’un.e historien.ne de l’année 2100 pourra construire à partir de cette trace concernant notre présent (évidemment c'est un moment crucial de votre prestation: comment l'humanité de l'an 2100 nous percevra nous aujourd'hui, avec éventuellement des effets de décalage plus ou moins saisissants, significatifs)
  4. De répondre aux questions du public de l’an 2100 (vos camarades de classe) 


Il faut souligner la nécessité de laisser insister dans votre travail le présent à partir duquel les conférencière.er.s parlent, l’éventuel condescendance (voire mépris ou, au contraire, admiration, surprise, étonnement, etc.) avec laquelle ils peuvent analyser nos habitudes, nos choix stratégiques, scientifiques, etc. Il va de soi qu’entre 2026 et 2100, beaucoup d’évènements plus ou moins graves se seront produits. A cet égard l’effort que vous devez fournir doit tenir à la fois d’une certaine imagination et d’un travail rigoureux d'anticipation de notre futur à partir de l'utilisation  des données économiques, sociologiques, culturelles dont nous disposons aujourd'hui. Il est absolument impossible de mener à bien cet exercice sans se faire une idée crédible, réfléchie, travaillée des modes de vie des humains de l’an 2100 (cette année est éloignée mais vous  avez toutes les chances de la vivre - Vous aurez approximativement autour de 90 ans).

            Cette présentation sera nécessairement empreinte de votre vision du futur, étant entendu que nous vivons des années cruciales pour l'humanité, sur tous les domaines proposés. Peut-être avez vous le sentiment (justifié) de subir l'actualité, ce travail vous offre la possibilité de la subir moins, de vous projeter dans cet avenir qui décrira ce passé, lequel en fait définit notre présent. Ce tableau rétro-projeté à partir d'un avenir qu'il vous revient d'anticiper vous place dans une perspective plus active qui vous permet de faire preuve à la fois d'un esprit de déduction, d'une bonne dose d'humour (noir), d'une volonté critique ou visionnaire d'envisager ce que peut-être vos enfants diront de vous.



Groupes et sujets pour la seconde 6 (pour le 15/10)


L’Education: Shana Gaudillier-Bonnot - Luka Gellner - Marie Biraud


Les médias : Camille Poidevin - Angèle Luigi - Era Shurdhaj


Les relations internationales:  Emy Mels - Roman Bottreau - Mathis Bôle


La culture (l'art): Hugo Briot - Roméo Lhomme -Sasha David


La religion: Louann Frenot - Edgar Gautier - Elsa Pourtier


La politique (nationale) : Christiane Belmas- Sorribas - Cris Caisson - Elan Kuc


La science : Roméo Gagnepain - Lisa Barbey - Benjamin Pretre 


La technologie: Martin Huard - Axel Burgy - Sofia Candido Da Silva


Le climat (et ses conséquences) Denise Bailly-Maître - Eugénie Menna Ruiz - Théa Jeanblanc


Economie: Anaëlle Bunodiere -  Noé Jacottet - Vadim Aubert 


Groupes et sujets pour la terminale 5 (pour le 05 /10)

Religion: Victorine Colin - Luc Bizot - Marceau Dutheil - Mathieu Lailly


Education:  Faustine Graby - Hamid Kaouane - Nina Petiot - Rose Rabat Ruiz


Technologie: Antonin Ménétré - Esteban Mathevet - Clément Gaudel - Bastian Hugues Beguet


Politique (nationale): Maya Randriamanivo - Léa Cassie Gaillard - Gaël Daval - Sacha Gagnard 


Les médias: Manolo Bouras - Marina Cochet - Mikella Colart - Guillaume Benon


Le climat: Christopher Bonnamour - Tom Boureau - Marine Bodineau - Louisa Chabod 


Les relations internationales:  Lucas Aubin - Kabirou Doumbia - Yanaëlle Mottey - Lina Mahé 


La science:  Nathan Cheviet - Clément Jeannerod - Elsa Marchal - Lukas Pinto


La culture: Marie-Sarah Nzue - Alexis Maupassant - Festim Emini



Groupes et sujets pour la Terminale 3 ( pour le 05/10)


Agriculture:  Alice Caminati-Hôte - Roxane Baladda - Angel Faivre 


Religion: Camille Michaud - Laora Haas Cuevas - Oscar Tronc


Education: Ngoh Rose - Léonie Magno - Louise Faivre


Technologie:  Evan Siebel - Léa Thouilly - Rosalie Vacheret


Politique (nationale):  Charline Gallois - Thimeo Paris - Maéline Adanalian


Médias: Tiyana Bacar - Lilith Mattone - Clara Michaud- Ferrari


Le climat : Elyssa Loiodice - Pierre Thiriet- Jolliet - Eléa Ognier


Les relations internationales: Bora Murselli - Julia Haissat-Teixeira - Gabin Mont


La culture: Simon Poimboeuf - Emmie Prot - Ezaïa Paveau Robert - Clément Croso


La science: Mila Burgy - Lana Coquillet  - Maélie Brunner


Economie: Gwendal Calon - Amélie Armand - Agathe Guetz 



Groupes et sujets pour la terminale 1 (Pour le 05/10)


Agriculture: Anatole Michon - Ambroise Vieil - Mohamed Oumarov


Religion: Marin Dumesnil - Anouka Gérard - Gabriel Dechaume-Lala


Education: Thylane Berland - Erwann Cuenin - Jeanne Fiat


Technologie: Chris Bazirushaka -- Ilias Koussaimy - Eléonore Varrier


Politique (nationale): Alexia Griebelbauer - Magnim Azoti - Arthur Chapotot


Médias: Alana Owondault Berre - Noé Bellorgie - Lily Genin


Le climat : Ciloé Gros - Maëlle Topin- Schmid - Ludivine Vernier                    


Les relations internationales: Taïna Pannaux - Cassie Vigneron- Bailleul - Axel Sardet


La culture: Léonore Guidou - Léonie Bailly - Alice Daudy


La science: Marius Regis - Agathe Mougenot - Nina Joannes


Economie: Paulin Aubrun - Lola Masson - Lilou Angel