Bon courage à vous
1) Pendant la séance de pose des Ménines de Vélasquez, partez de la scène et de la position des personnages pour écrire un dialogue entre eux (le peintre les suivantes, l'infante, le conseiller, éventuellement le roi et la reine). Ces voix peuvent aussi résonner comme des voix intérieures aux personnages eux mêmes: ce qu'elles sont en train de penser sans le dire, ou encore une voix off qui essaie de poser la question du moi dans cette mise en abyme du peintre.
2) A l'occasion d'une soirée festive, deux personnes font connaissance et semblent attirées l'une par l'autre jusqu'à ce que leur conversation fasse apparaître clairement que pour l'une d'entre elles, "Être soi" ne se négocie pas, même pas dans une relation amicale ou amoureuse. On pourrait dire qu'elle croit à un moi substantiel, figé, du côté de la mêmeté (on m'accepte tel que je suis, ou pas du tout). L'autre va essayer de lui faire comprendre l’impossibilité d'adhérer à cette conception fermée (et débile) du moi en utilisant des notions vues en cours, soit celle du devenir, de l'individuation, de la fragilité du moi, de l’ipséité, etc. Imaginez une fin heureuse ou pas)
3) Descartes s'isole dans une pièce pourvue d'un poêle à bois (authentique) pour réfléchir. Il lance la démarche du doute méthodique (cogito) et écrit mentalement les médiations métaphysiques. Un génie malfaisant qui pourrait être une sorte de prédécesseur de Nietzsche surgit dans ses pensées et lui adresse plusieurs objections. L'échange monte en intensité et culmine dans une violence paroxystique et déchaînée (il est envisageable d'imaginer au contraire une entente finale mais au prix d'un effort philosophique totalement improbable....Un vrai défi!)
4) Écrivez une scène à partir du texte de Witold Gombrowicz extrait de Ferdydurke. Il faudra illustrer la question du je de l'énoncé et du je de l'énonciation en insistant particulièrement sur le décalage entre ce que l'on dit de soi comme étant soi-même (je de l'énoncé) et ce que l'on est en retrait de ce récit (je de l'énonciation).
5) Imaginez de nouvelles rencontres d'Alice dans le terrier du lapin blanc, toutes ayant pour finalité de lui faire comprendre qu'il faut qu'elle arrête de se prendre pour un moi. (Ne lésinez pas sur le délire, l'outrance et l'intensité des moyens utilisés pour y parvenir... Qui sait dans quel état Alice arrivera à la fin du conte...Sera-t-elle sortie du terrier? Le lapin sera-t-il toujours aussi blanc? Le vers à soie sera-t-il vraiment devenu papillon? Les chats aiment-ils vraiment le whiskas? ET moi je t'en pose des questions😠 ?)



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire