mardi 5 septembre 2017

Conscience et Culpabilité: la Genèse


« La femme répondit au serpent : « Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin. Mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas sous peine de mort. » Le serpent répliqua à la femme : « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme des dieux, qui connaissent le bien et le mal. » La femme vit que l’arbre était bon à manger et séduisant à voir, et qu’il était, cet arbre, séduisant pour acquérir le discernement. Elle prit de son fruit et mangea. Elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle et il mangea. Alors leurs yeux à tous deux s’ouvrirent et ils connurent qu’ils étaient nus ; Ils cousirent des feuilles de figuier et se firent des pagnes.
Ils entendirent les pas de Yahvé Dieu qui se promenait dans le jardin à la brise du jour, et l’homme et sa femme se cachèrent devant Yahvé Dieu parmi les arbres du jardin. Yahvé Dieu appela l’homme : « Où es-tu ? » dit-il. « J’ai entendu ton pas dans le jardin, répondit l’homme ; j’ai eu peur parce que je suis nu et je me suis caché. »Il reprit : « Et qui t’a appris que tu étais nu ? Tu as donc mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal que je t’avais défendu de manger ! » L’homme répondit : « C’est la femme que tu as mise auprès de moi qui m’a donné de l’arbre, et j’ai mangé ! Yahvé Dieu dit à la femme : « qu’as-tu fait là ? » et la femme répondit : « C’est le serpent qui m’a séduite et j’ai mangé. »
(Dieu punit alors le serpent à ramper sur son ventre, à être l’objet de l’hostilité de la femme. Puis il condamne la femme à enfanter dans la douleur, à être attirée et dominée par l’homme. Enfin Dieu punit Adam en maudissant le sol dont il lui faudra désormais tirer laborieusement sa subsistance)
« L’homme appela sa femme « Eve », parce qu’elle fut la mère de tous les vivants. Yahvé Dieu fit à l’homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit. Puis Yahvé Dieu dit : « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous pour connaître le bien et le mal ! Qu’il n’étende pas maintenant la main, ne cueille aussi de l’arbre de vie, n’en mange et ne vive pour toujours ! » Et Yahvé Dieu le renvoya du jardin d’Eden pour cultiver le sol d’où il avait été tiré. Il bannit l’homme et il posta devant le jardin d’Eden les anges et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l’arbre de vie »

 
1)    Que représente le fruit, en fait ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur des passages ou des expressions extraites du texte (quels sont les effets de l’acte de manger le fruit, pour Eve et Adam ?).
2)    Maintenant que nous comprenons ce qu’est le fruit, nous pouvons parfaitement saisir en quoi consiste le choix proposé par Dieu à Eve et Adam : soit obéir, ne pas manger le fruit et…. Soit désobéir et…. ? (remplissez les blancs).
3)    Ce passage est extrait de l’Ancien Testament, livre ayant profondément marqué les coutumes, les mœurs, les mentalités de notre civilisation. Aujourd’hui encore, on peut constater de façon évidente les effets de ce mythe fondateur sur notre société, sur notre réalité quotidienne. Quels sont-ils ? (Donnez-en au moins trois)
4)    L’étude de ce texte nous fournit un argument en faveur de la thèse selon laquelle la conscience nous permet de réaliser qui nous sommes ou bien celle selon laquelle elle est un produit dérivé de la vie en société ? Justifiez votre réponse.

lundi 4 septembre 2017

La Conscience, l'Inconscient, le Sujet


Exercices Préalables :

-       Brain storming sur toutes les expressions contenant le mot conscience
-       Travail de distinction de termes : Prendre conscience / Prendre connaissance – Ame / Conscience – Regarder / Voir – Vivre / Exister
-       Expliquer les citations suivantes : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » Rabelais - « La conscience fait de nous tous des lâches » Shakespeare - « On ne prend conscience que par opposition de soi à soi » Alain -  « Connais-toi toi-même  et tu connaîtras l’Univers et les Dieux !» Socrate - « Le moi n’est pas maître dans sa propre maison » Freud
-       Dans l’extrait de l’Etranger, pointez ce qui relève de  a) la conscience immédiate, b) réfléchie, c) morale.

Introduction : Conscience, Témoignage et Mise en scène

Je suis triste, puis voilà que je prends conscience de ma tristesse. Qu’est-ce que ce « second temps » a rajouté au premier ? La réalisation d’un sentiment qui m’affectait « avant », sans que je m’en aperçoive. C’est comme si, en moi, deux personnages s’étaient clairement divisés : l’acteur pris dans sa tristesse et le spectateur qui se rend compte qu’il est triste, qui s’aperçoit lui-même comme un reflet dont il peut percevoir l’émotion, la commenter, la mettre à distance. L’acteur vit sa tristesse dans un présent pur, total. Il n’est que tristesse. Le spectateur déjà la conjugue au passé parce qu’il est capable de distinguer la tristesse de lui-même (l’acteur). Etre conscient, c’est être accompagné d’une petite voix qui constamment nous fait un rapport de ce qui nous arrive, et ce compte-rendu ne peut s’effectuer en direct. Il y a nécessairement un temps infime pendant lequel ce que je vis n’est déjà plus dans l’instant même où je me rends compte que je le vis. Je sais que je suis triste mais cette conscience ne s’effectue plus dans l’épreuve directe de la tristesse pure. Ce que je vis consciemment est déjà du récit, c’est-à-dire du passé dont je suis à la fois le héros et le narrateur. Rien n’est immédiat dans une vie consciente. Nous pratiquons constamment, en tant qu’êtres conscients, une forme d’ « existence désynchronisée ». Quoique nous vivions consciemment, nous le vivons « de seconde main ».
On distingue souvent la conscience immédiate et la conscience réfléchie. La première désigne la conscience que nous avons du monde, des objets, des autres. Je suis conscient de cette salle. Mais le terme de conscience spontanée est discutable, voire contradictoire : je peux saisir que cette salle est là, mais de deux choses l’une, soit je vis sa présence de façon brute, immédiate, directe et alors je n’en suis pas conscient, soit je me rends compte qu’il y a cette salle et dés lors, je n’éprouve plus de sensations pures, immédiates. Le passage du meurtre dans le roman de Camus l’Etranger est particulièrement éclairant de ce point de vue. Meursault décrit une suite de sensations : la brûlure du soleil, le voile de sueur, la lumière de l’acier, le rideau de larmes et de sel, etc. Peut-on parler pour autant d’une conscience spontanée qui ne parviendrait pas à se rendre compte qu’il est en train de tuer un homme ? Non parce qu’aussi brutes et ponctuelles que soient ces impressions, Meursault ne cesse de se les rapporter à lui-même. Ce n’est pas la chaleur qu’il vit, c’est la conscience d’avoir chaud qu’il raconte. Tout ici n’est que conscience réfléchie, réalisée, rapportée, conceptualisée. L’autre perspective que questionne ce passage, c’est celle de la conscience morale. C’est seulement à la fin qu’il semble réaliser les implications de son geste et encore n’évoque-t-il que le malheur qui le concerne, pas celui de l’homme sur lequel il vient de tirer dessus.
Meursault est le héros de la conscience réfléchie parce qu’il aborde tout ce qu’il vit sous l’angle de l’observation neutre, sans jugement, mais il est la victime de la conscience morale des autres. On ne peut pas « décemment » boire du café au lait devant le cercueil de sa mère, ni tuer un homme parce qu’on a trop chaud.
C’est précisément ce lien entre conscience réfléchie et conscience morale qu’il convient d’interroger. Pourquoi la question de la conscience de l’accusé au moment des faits est-elle si prépondérante au moment d’un procès ? Parce qu’un acte que nous avons accompli sans le savoir n’est pas considéré comme étant le « notre ». Ce second temps de la conscience est aussi celui de la maîtrise, du contrôle, de la revendication. Se concevoir soi-même comme un sujet doté de la capacité de dire « je », c’est d’abord cela : ce retrait, ce temps infime du décalage qui me permet, étant triste, de savoir que je suis triste, de glisser du « je » entre du sentiment et du corps. On pourrait dire, sans jeu de mots, que le « je » c’est ce qui s’insinue dans le vide créé par la conscience, c’est ce qui fait qu’il y a, par la conscience, un effet de vide, un « jeu » qui s’insinue entre moi et la sensation, entre moi et les autres, entre moi et le monde, entre moi et moi. Le « Je », c’est ce qui s’instaure du fait qu’il y a du jeu en moi. Je ne suis pas « d’une seule pièce », sauf dans l’inconscience du sommeil comme dit Alain, ou dans l’ivresse, ou dans l’emportement aveugle.
 C’est exactement ce qui fera que l’on trouvera quelques circonstances atténuantes à l’époux trompé tuant l’amant de sa femme, sous le coup d’une pulsion aveugle. On dira alors qu’il n’était pas « lui-même », étant entendu que, pour être même que soi, il faut d’abord que la conscience ait fait jouer en moi ce décalage entre l’acteur et le spectateur ou le metteur en scène. Il ne savait pas ce qu’il faisait au moment du meurtre parce que la colère n’a pas rendu possible la prise de recul, la réalisation par le spectateur de ce que l’acteur était en train de faire. Ce n’est pas lui qui a tué l’amant de sa femme, c’est la colère.
Nous comprenons ainsi de mieux en mieux ce qui s’insinue dans ce décalage entre ce que je vis et ce dont je m’aperçois que je le vis : avec la conscience, c’est la prise en charge, la responsabilité assumée. Se rendre compte devient dés lors « avoir des comptes à rendre » aux autres, à la collectivité, aux institutions, être un sujet qui, parce qu’il est maître de ses actes, doit en « répondre ». Mais la question se pose alors de savoir si la conscience est un « outil » qui me permet de savoir vraiment qui je suis. Ne serait-elle pas plutôt un produit dérivé de la vie en société, la possibilité pour la collectivité dont je suis membre de m’assigner la responsabilité d’actes, de pensées, de sentiments qui en réalité « sont » sans être réellement les « miens » ? Suis-je vraiment ce que j’ai conscience d’être ? Se pourrait-il, à l’inverse, que la conscience ne consiste que dans ce détachement, ce décalage du spectateur par rapport à l’acteur par le biais duquel nous ne vivons  jamais « présentement » l’instant présent ? Nos actes conscients sont-ils autre chose que des conduites inventées, superficielles, fausses à l’intérieur desquelles nous nous racontons à nous-mêmes l’histoire d’un sujet libre que nous baptisons « je » et qui serait tout autant libre de ses actes que responsable aux yeux des autres ? La conscience nous permet-elle de réaliser vraiment quelque chose de nous-mêmes ou bien n’est-elle que le produit dérivé et superficiel de la vie en société ?

Liste de livres et de films auxquels il sera fait référence pendant l'année


Liste de livres
 
-       « Vendredi ou les limbes du Pacifique » - Michel Tournier
-       « Dune » - Frank Herbert
-       « Les seigneur des anneaux » - Tolkien
-       « Belle du seigneur » - Albert Cohen
-       « Gatsby le magnifique » - Fitzgerald
-       « La bête dans la jungle » - Henry James
-       « Mrs Dalloway » – Virginia Woolf
-       « Clair de femme » - Romain Gary
-       « 1984 » de Georges Orwell

Liste de films

-       Matrix des frères Wachovski
-       Fight Club de David Fincher
-       Into the wild de Seann Penn
-       Minority Report de Steven Spielberg
-       Blade Runner de Ridley Scott
-       Festen de Thomas Vintenberg
-       La loi du marché de Stéphane Brizé
-       American Beauty de Sam Mendes
-       Melancholia de Lars Von Trier
-       L’enfant des frères Dardenne
-       2001, Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick
-       Il était une fois dans l’Ouest  de Sergio Leone
-       La ligne verte de Frank Darabont
-       21 grammes de Alejandro Inarritu
-       Django Unchained de Quentin Tarentino


Exste-t-il une conscience immédiate de nos actes? L'Etranger d'Albert Camus - La scène du meurtre


« J'ai pensé que je n'avais qu'un demi-tour à faire et ce serait fini. Mais toute une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi. J'ai fait quelques pas vers la source.  Il n'a pas bougé. Malgré tout, il était encore assez loin. Peut-être à cause des ombres sur son visage, il avait l'air de rire. J'ai attendu. La brûlure du soleil gagnait mes joues et j'ai senti des gouttes de sueur s'amasser dans mes sourcils. C'était le même soleil que le jour où j'avais enterré maman et, comme alors, le front surtout me faisait mal et toutes ses veines battaient ensemble sous la peau. À cause de cette brûlure que je ne pouvais plus supporter, j'ai fait un mouvement en avant. Je savais que c'était stupide, que je ne me débarrasserais pas du soleil en me déplaçant d'un pas. Mais j'ai fait un pas, un seul pas en avant. Et cette fois, sans se soulever, il a tiré son couteau qu'il m'a présenté dans le soleil. La lumière a giclé sur l'acier et c'était comme une longue lame étincelante qui m'atteignait au front. Au même instant, la sueur amassée dans mes sourcils a coulé d'un coup sur les paupières et les a recouvertes d'un voile tiède et épais. Mes yeux étaient aveuglés derrière ce rideau de larmes et de sel. Je ne sentais plus que les cymbales du soleil sur mon front et, indistinctement, le glaive éclatant jailli du couteau toujours en face de moi. Cette épée brûlante rongeait mes cils et fouillait mes yeux douloureux. C'est alors que tout a vacillé.  La mer a charrié un souffle épais et ardent. Il m'a semblé que le ciel s'ouvrait sur toute son étendue pour laisser pleuvoir du feu. Tout mon être s'est tendu et j'ai crispé ma main sur le revolver. La gâchette a cédé, j'ai touché le ventre poli de la crosse et c'est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J'ai secoué la sueur et le soleil. J'ai compris que j'avais détruit l'équilibre du jour, le silence exceptionnel d'une plage où j'avais été heureux. Alors, j'ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s'enfonçaient sans qu'il y parût. Et c'était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur. »

 

les sujets de l'épreuve de Philosophie - Terminale L -Bac 2017



1 sujet : Suffit-il d’observer pour connaître?

 


2 sujet : Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste ?




3 e sujet : Expliquer le texte suivant :



 Un Auteur célèbre*, calculant les biens et les maux de la vie humaine et comparant les deux sommes, a trouvé que la dernière surpassait l’autre de beaucoup et qu’à tout prendre la vie était pour l’homme un assez mauvais présent. Je ne suis point surpris de sa conclusion ; il a tiré tous ses raisonnements de la constitution de l’homme Civil: s’il fût remonté jusqu’à l’homme Naturel, on peut juger qu’il eût trouvé des résultats très différents, qu’il eût aperçu que l’homme n’a guère de maux que ceux qu’il s’est donnés lui-même, et que la Nature eût été justifiée. Ce n’est pas sans peine que nous sommes parvenus à nous rendre si malheureux. Quand d’un côté l’on considère les immenses travaux des hommes, tant de Sciences approfondies, tant d’arts inventés; tant de forces employées ; des abîmes comblés, des montagnes rasées, des rochers brisés, des fleuves rendus navigables, des terres défrichées, des lacs creusés, des marais desséchés, des bâtiments énormes élevés sur la terre, la mer couverte de Vaisseaux et de Matelots ; et que de l’autre on recherche avec un peu de méditation les vrais avantages qui ont résulté de tout cela pour le bonheur de l’espèce humaine, on ne peut qu’être frappé de l’étonnante disproportion qui règne entre ces choses, et déplorer l’aveuglement de l’homme qui, pour nourrir son fol orgueil et je ne sais quelle vaine admiration de lui-même, le fait courir avec ardeur après toutes les misères dont il est susceptible et que la bienfaisante nature avait pris soin d’écarter de lui.

      ROUSSEAU, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, 1755.


·      un auteur célèbre: il s’agit de Maupertuis, philosophe et mathématicien (1698-1759).



La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question

mercredi 30 août 2017

Programme des terminales L / ES / S


Terminale L

Notions :
Le sujet
- La conscience
- La perception
- L’inconscient
- Autrui
- Le désir
- L’existence et le temps
La culture
- Le langage
- L’art
- Le travail et la technique
- La religion
- L’histoire
La raison et le réel
- Théorie et expérience
- La démonstration
- L’interprétation
- Le vivant
- La matière et l’esprit
- La vérité
La politique
- La société
- La justice et le droit
- L’État
La morale
- La liberté
- Le devoir
- Le bonheur
Repères :
Absolu/relatif - Abstrait/concret - En acte/en puissance - Analyse/synthèse - Cause/fin - Contingent/nécessaire/possible - Croire/savoir - Essentiel/accidentel - Expliquer/comprendre - En fait/en droit - Formel/matériel - Genre/espèce/individu - Idéal/réel - Identité/égalité/différence - Intuitif/discursif - Légal/légitime - Médiat/immédiat - Objectif/subjectif - Obligation/contrainte - Origine/fondement - Persuader/convaincre - Ressemblance/analogie - Principe/conséquence - En théorie/en pratique - Transcendant/immanent - Universel/général/particulier/singulier


Terminale ES
Notions :
Le sujet
- La conscience
- L’inconscient
- Autrui
- Le désir
La culture
- Le langage
- L’art
- Le travail et la technique
- La religion
- L’histoire
La raison et le réel
- La démonstration
- L’interprétation
- La matière et l'esprit
- La vérité
La politique
- La société et les échanges
- La justice et le droit
- L’État
La morale
- La liberté
- Le devoir
- Le bonheur
Repères :
Absolu/relatif - Abstrait/concret - En acte/en puissance - Analyse/synthèse - Cause/fin - Contingent/nécessaire/possible - Croire/savoir - Essentiel/accidentel - Expliquer/comprendre - En fait/en droit - Formel/matériel - Genre/espèce/individu - Idéal/réel - Identité/égalité/différence - Intuitif/discursif - Légal/légitime - Médiat/immédiat - Objectif/subjectif - Obligation/contrainte - Origine/fondement - Persuader/convaincre - Ressemblance/analogie - Principe/conséquence - En théorie/en pratique - Transcendant/immanent - Universel/général/particulier/singulier


Terminale S
Notions :
Le sujet
- La conscience
- L’inconscient
- Le désir
La culture
- L’art
- Le travail et la technique
- La religion
La raison et le réel
- La démonstration
- Le vivant
- La matière et l’esprit
- La vérité
La politique
- La société et l’État
- La justice et le droit
La morale
- La liberté
- Le devoir
- Le bonheur
Repères :
Absolu/relatif - Abstrait/concret - En acte/en puissance - Analyse/synthèse - Cause/fin - Contingent/nécessaire/possible - Croire/savoir - Essentiel/accidentel - Expliquer/comprendre - En fait/en droit - Formel/matériel - Genre/espèce/individu - Idéal/réel - Identité/égalité/différence - Intuitif/discursif - Légal/légitime - Médiat/immédiat - Objectif/subjectif - Obligation/contrainte - Origine/fondement - Persuader/convaincre - Ressemblance/analogie - Principe/conséquence - En théorie/en pratique - Transcendant/immanent - Universel/général/particulier/singulier


Auteurs 
L’étude d’œuvres des auteurs majeurs est un élément constitutif de toute culture philosophique. Il ne s’agit pas, au travers d’un survol historique, de recueillir une information factuelle sur des doctrines ou des courants d’idées, mais bien d’enrichir la réflexion de l’élève sur les problèmes philosophiques par une connaissance directe de leurs formulations et de leurs développements les plus authentiques. C’est pourquoi le professeur ne dissociera pas l’explication et le commentaire  des textes du traitement des notions figurant au programme.
Les œuvres seront obligatoirement choisies parmi celles des auteurs figurant dans la liste ci-dessous. Deux œuvres au moins seront étudiées en série L, et une au moins dans les séries ES et S. Ces textes seront présentés par l’élève, le cas échéant, à l’épreuve orale du baccalauréat.
Dans tous les cas où plusieurs œuvres seront étudiées, elles seront prises dans des périodes distinctes (la liste fait apparaître trois périodes : l’Antiquité et le Moyen Âge, la période moderne, la période contemporaine).
Pour que cette étude soit pleinement instructive, les œuvres retenues feront l’objet d’un commentaire suivi, soit dans leur intégralité, soit au travers de parties significatives, pourvu que celles-ci aient une certaine ampleur, forment un tout et présentent un caractère de continuité. Bien entendu, le professeur peut aussi utiliser pour les besoins de son enseignement des extraits d’écrits dont les auteurs ne figurent pas sur cette liste.
Platon ; Aristote ; Épicure ; Lucrèce ; Sénèque ; Cicéron ; Épictète ; Marc Aurèle ; Sextus Empiricus ; Plotin ; Augustin ; Averroès ; Anselme ; Thomas d’Aquin ; Guillaume d’Ockham.
Machiavel ; Montaigne ; Bacon ; Hobbes ; Descartes ; Pascal ; Spinoza ; Locke ; Malebranche ; Leibniz ; Vico ; Berkeley ; Condillac ; Montesquieu ; Hume ; Rousseau ; Diderot ; Kant.
Hegel ; Schopenhauer ; Tocqueville ; Comte ; Cournot ; Mill ; Kierkegaard ; Marx ; Nietzsche ; Freud ; Durkheim ; Husserl ; Bergson ; Alain ; Russell ; Bachelard ; Heidegger ; Wittgenstein ; Popper ; Sartre ; Arendt ; Merleau-Ponty ; Levinas ; Foucault.