vendredi 30 novembre 2012

"Porter des lunettes"



« Le mot lunette vient étymologiquement de « petite lune » et désigne les objets circulaires comme la plaque de verre ou de métal poli d’un miroir circulaire. Le terme s’est spécialisé en optique pour désigner un instrument grossissant la vue d’objets lointains. Depuis 1676, il s’applique à une ouverture plus ou moins ronde, désignant une fenêtre sur les toits, la partie de la montre dans laquelle se met le cristal ainsi que la partie évidée de la guillotine dans laquelle le condamné passait la tête. » (Dictionnaire historique de la langue française – Alain Rey)
La première chose qui « saute aux yeux » à la lumière de cette origine, c’est que le terme de lunette est déjà connoté du point de vue du design puisque il fait signe de cette forme circulaire de la lune. Le cercle de la lentille, la rondeur de l’objectif qui fixe la lune contribue à donner au moins à la lunette si ce n’est aux lunettes, une connotation astrale. Nous pourrions après tout nous interroger sur la rondeur du monocle, ou celle des premières lunettes dans la mesure où l’œil n’est pas rond (la pupille l’est). La réponse est simple : c’est que le monocle s’adapte à l’orbe de l’orbite oculaire. En tant que descendantes de « la » lunette astronomique, la rondeur semble s’être imposée aux premières lunettes sous l’effet de cette évidence de la continuité entre l’ergonomie orbitale de l’œil humain et la forme circulaire de l’astre. C’est un peu comme si voir était nécessairement « rond » parce que d’une part, c’est toujours du fond de nos orbites que jaillit notre regard et d’autre part, l’objet le plus lointain, la lune ou les étoiles sont de forme ronde. Il suffit de penser à la visualisation mentale de l’acte de « se focaliser » pour percevoir immédiatement l’intensification d’un champ cylindrique qui à partir de l’œil se concentre de plus en plus sur son objectif (pourquoi les écrans de cinéma ne sont-ils pas circulaires ? Pourquoi l’angle droit ici, la courbure là ? La Géode au Parc  la Villette).
C’est du fond de nos orbites que nous voyons, via la lunette astronomique, des astres ronds qui, mis à part le soleil, suivent tous une orbite, un trajet circulaire autour de l’astre solaire. Dans quelle mesure les lunettes, indépendamment de toute prescription médicale, ne pourraient-elles pas s’assimiler à une sorte de badge, de revendication d’appartenance à un univers de la sphère, de la courbe et du cycle, une manière de simplement souligner l’orbe de la cavité oculaire dans l’évidence de son inscription planétaire, dans l’efficience de notre souscription à la circularité d’un éternel retour ?
Bien sûr, les lunettes ont une connotation savante à plusieurs titres. Dans le petit Nicolas, le premier de la classe, Agnan porte des lunettes et s’en sert constamment pour éviter les baffes lors de la récréation. D’autre part, il n’est pas besoin d’être esthéticienne pour percevoir qu’un regard cerclé gagne en pénétration, c’est comme un second rimmel qui, lui, ne serait pas réservé aux femmes. La lunette affûte le regard comme la pierre à aiguiser le fait avec la lame (les lunettes sous cet angle sont un accessoire dont il n’est pas facile de déterminer le sexe car elles participent à la fois de ce dynamisme masculin de la vue perçante et de cette ouverture féminine à l’autre par le biais de laquelle un monde se donne à voir).
Mais il existe aussi un autre lien entre les lunettes et le savoir. Si nous réfléchissons à toutes les expressions de la langue française utilisant le terme de « vue », nous allons penser à « A première vue, en mettre plein la vue, à perte de vue, à vue de nez, à portée de vue, fondre à vue d’œil. » Cette dernière expression doit attirer notre attention dans la mesure où elle fait signe d’une autre vue. Voir quelque chose fondre à vue d’œil suggère que le mouvement est rapide et que l’on pourrait le voir fondre plus lentement à une autre vue que celle de l’œil. Laquelle ? A vue d’entendement. Nous ne pouvons pas ne pas savoir que la neige fond, que la peau se ride, que la pâte à levain lève, et cette évidence est telle que nous ne pouvons pas non plus ne pas la « voir », ne pas la « vivre » mais cette évolution invisible du fait de sa lenteur se laisse pressentir dans l’efficience de l’infinie divisibilité du phénomène.
C’est exactement comme si le « petit à petit » de cet « insensible devenir » ne se laissait appréhender qu’au regard perçant de celui qui ne douterait à aucun titre de l’existence  de cette autre échelle, échelle que pourtant il ne perçoit pas « à l’œil nu ». On comprend bien que la distance qui nous sépare d’un objet lointain nous donne l’idée de la lunette pour voir mieux ce que nous voyons déjà, bien que mal, mais il en va tout autrement de l’infiniment petit puisque nous pouvons toujours nous dire qu’il n’est pas de meilleure vue que celle que nous avons maintenant dans la proximité de la chose à nos yeux (à vue d’œil). Pour inventer le microscope, encore faut-il avoir l’intuition qu’il y a des choses à voir à cette échelle, échelle à hauteur de laquelle le changement que nous ne voyons pas à l’œil nu mais dont ne pouvons pas douter du fait de l’évidence du changement entre deux clichés d’une même chose (mon visage à 20 ans et mon visage à 50 ans). Intuition vient du latin « intueri » qui signifie « voir vraiment ». Les lunettes supposent une idée, celle qui pose que le degré d’intensité avec lequel vous fixez une chose vous fera voir cette chose comme autre que la première représentation que vous vous en êtes faite.
 Il y a dans les lunettes l’activation d’une pétition de principe toute à la fois industrieuse, pénétrante et féconde au « regard » de laquelle « la vérité est ailleurs » comme disent les agents Scully et Mulder, ou, plus précisément « le réel est infiniment « feuilleté ». Chaque représentation d’un phénomène est dépendante du degré de précision et d’agrandissement qui le fixe. Il n’y a pas la réalité objective des anneaux de Saturne, par exemple, il y a simplement l’historique des regards sur les anneaux de Saturne. Il y a la progression technologique de la vision, les rebondissements successifs de aventures du Voir. Nous ne faisons pas l’expérience d’un réel donné qui attend patiemment dans son coin que nous mettions au point les moyens de le découvrir. Il y a ici et maintenant la mise au point technologique d’une nouvelle modalité de ce que c’est qu’être « un œil pas nu », percevoir une réalité et non plus « la » réalité. La vision construit son objet et ne l’enregistre pas passivement.
En d’autres termes, les lunettes ne sont pas seulement des accessoires par le biais desquels la culture humaine vole au secours de cette défaillance naturelle de notre faculté à voir. Elles insinuent dans notre rapport aux objets la gradation d’une acuité perceptive par  l’entremise de laquelle des niveaux de vision font peu à peu évoluer la nature même de l’objet à saisir et cela jusqu’à remettre en cause la notion même d’objet. La culture ne nous donne pas la possibilité de chausser des lunettes pour mieux voir des choses qui seraient « là », elle fait advenir dans l’optimisation des degrés du Voir une autre « considération » de ce que c’est qu’un monde, une autre « vision » de l’univers, lequel ne constitue plus une extériorité posée devant nous mais une réalité fluctuante, feuilletée, ouverte à toutes les expérimentations. Ce n’est pas l’existence donnée d’un « visible » qui détermine et motive la progression du voir, c’est l’optimisation des yeux par les lunettes qui fait apparaître comme par magie un univers multiple, bigarré, grouillant de subtilités qui sont moins révélées qu’induites, « portées » par ce présupposé d’un « quelque chose à voir à ce degré là » inféré des lunettes. Autrement dit, les lunettes ne font pas apparaître « mieux » un monde naturel, elles nous facilitent l’accès à la vérité d’une extériorité qui ne consiste et ne se donne à voir qu’à partir du présupposé interprétatif d’un plus dans l’acuité du regard. C’est un peu comme ces lunettes kaléidoscopiques qu’on vend parfois aux touristes et dans lesquelles défilent des clichés de la Tour Effel ou du Taj Mahal. Extérieurement, cela ressemble à des jumelles grâce auxquels on voit mieux l’extérieur mais en réalité ce sont instruments de projection d’images intérieures à visée promotionnelle.
Dans le film de Jean-Jacques Annaud : « Le nom de la rose », on voit bien que les lunettes ont quelque chose de tabou. Les moines du scriptorium chuchotent autour de Guillaume de Baskerville. Ils savaient que cet instrument existait comme ils savaient probablement que de nouvelles théories sur la place de la terre dans l’univers étaient en train de se répandre. Cette idée selon laquelle de nouvelles dimensions de la réalité sont potentiellement et peut-être aussi infiniment invocables aux « yeux » de nouveaux instruments de vision ne peut manquer, en effet, de répandre, dans une abbaye, une odeur de souffre puisque elle revient finalement à poser qu’il n’est peut-être aucune réalité véritablement extérieure, donnée, divine et « objective » qui attende tranquillement d’être découverte mais qu’au contraire, l’homme ne cesse toute à la fois d’explorer et d’inventer au fur et à mesure que ses instruments d’investigation se perfectionnent technologiquement la « vision » d’ « une » réalité provisoire. Le savant perçoit bien quelque chose qu’il ne crée pas de toutes pièces mais la représentation qu’il s’en fait ne peut être que celle qui est rendue possible par tel instrument. Le simple fait d’interposer entre la réalité et nos yeux un accessoire de vision induit le présupposé d’une réalité constructible. Porter des lunettes, mettre la branche de ses lunettes dans sa bouche, c’est prendre un air fin d’observateur circonspect et attentif, interdit, presque suspensif, selon lequel « rien n’est évident de soi-même ».
Cette considération est essentielle d’un point de vue purement plastique ou expressif : un porteur de lunettes, quelque soit sa profession, par ailleurs, est fondamentalement un « chercheur », c’est-à-dire quelqu’un pour qui il ne suffit que les choses « soient », ni même qu’elles soient visibles, pour qu’elles nous aient tout dit du phénomène de leur présence. Ce trait ne présente aucun rapport avec la fonction optique ou médicale des lunettes. Elles habillent l’œil, elles manifestent et revendiquent un parti-pris d’activité à l’égard d’une réalité devant laquelle on n’est plus passif. On s’est, une fois pour toutes, éloigné de l’idée d’un rapport simple, unilatéral avec l’extérieur. Qu’il y ait des phénomènes visibles « à l’œil nu », ce n’est pas seulement ce que l’on a cessé de prendre en compte mais c’est a fortiori ce à quoi on ne croit plus, ce dont on a démasqué l’illusion, comme si les choses que nous voyons, pace que nous les voyons, devenait suspectes et illusoires. La visibilité n’est plus donnée mais construite, ou plutôt à construire. On pourrait presque affirmer que les lunettes n’habillent plus l’œil mais sont devenus les yeux de l’entendement, ceux qui voient la « cire même » là où mes yeux ne me donnent à voir que deux réalités sans rapport (le morceau de cire – Descartes  2e Méditation)
Si les lunettes constituent un accessoire investi d’un potentiel symbolique aussi écrasant, c’est parce qu’il y a quelque chose du rapport fondamental de l’homme avec la nature qui s’y exprime, et ce rapport ne saurait être mieux résumé que par la notion même de culture. Les lunettes peuvent, sans conteste, être considérées comme ce marqueur culturel par le biais duquel il n’est absolument rien de soi-même que leur porteur accepte comme allant de soi-même. Michel Foucault, dans son livre « l’usage des plaisirs » évoque au sujet des Grecs et plus particulièrement des stoïciens ce qu’il appelle « les techniques du soi », soit le fait qu’à cette époque est historiquement né et approfondi un certain type de rapport à son existence par le biais duquel être soi se « travaille », se « cultive » et ne saurait à aucun titre être abandonné comme une réalité faite qui nous aurait été imposée par la nature. Il n’est pas seulement question ici de considérer que les hommes prennent en main leur existence mais plutôt qu’ils la technicisent, comme si même le donné le plus brut de notre ancrage à la vie donnait matière à un jeu fou, délirant, fascinant, troublant et voluptueux d’optimisation, de brouillage de code jusqu’aux dérèglements les plus baroques (même si ce terme est anachronique - Le film de Fellini « Le Satyricon » adapté de l’œuvre éponyme de Pétrone illustre parfaitement le jeu effréné de cette stylisation qui dans le film n’a aucun rapport avec les Stoïciens).
Voir, entendre, sentir, goûter, jouir : c’est pas si simple, quelque chose comme une marge de manœuvre stylistique  infinie peut insinuer ici son propre jeu, brouiller la donne d’un répartition strictement naturelle des dons, des forces et des puissances. Que découvre Guillaume de Baskerville avec ses lunettes ? La subversion des codes de la calligraphie et de l’enluminure : le pape grimé en Renard enseignant les Ecritures aux évêques transformés en ânes. Ce qui se joue dans cette Abbaye n’est pas seulement la passation de relais (difficile) entre une certaine façon de penser (la scolastique) et une autre (la naissance de la science moderne), c’est aussi la circulation entre les pavés d’une discipline religieuse, aveugle et bornée de l’herbe folle de l’irrévérence, de l’inventivité, de la stylisation d’une existence nouvelle.
Il ne semble pas douteux que les lunettes, en tant qu’accessoire du corps, prennent une place plus qu’éminente dans cette technicisation du rapport à soi. Une campagne publicitaire récente en apporte manifestement la preuve. De la même façon que le souci de soi marque une rupture à l’égard de toute attitude de soumission, d’allégeance à un donné naturel, les lunettes sont investies, dans ces clips, de la capacité illusoire à se vivre comme autre à celui que l’on était. « Avant j’étais blonde, mais ça, c’était avant ». On peut également se souvenir des affiches : « Avant j’étais chauve », « Avant j’étais Alain Delon », etc. L’esprit de cette campagne est particulièrement intéressant et fin dans la mesure où les lunettes sont investies à la fois de cette fonction stylistique puissante de rupture avec ce que le porteur pense avoir quitté comme caractéristique première de son être (jusqu’à l’identité même d’Alain Delon) et d’une dimension apparemment « hallucinatoire » considérable. Je ne suis plus chauve puisque je ne me vis plus comme tel, ou plutôt puisque je ne me vis plus seulement comme tel. C’est comme si les lunettes avaient insinué du jeu dans le rapport pourtant viscéral, quasiment organique, constitutif de notre être, avec nos qualités premières. Nous ne sommes pas ce que nous pensions être à tout jamais, tout est offert à un « devenir autre », à un « tour », au jeu très fin d’une subtile nuance par le biais de laquelle rien ne sera plus jamais comme avant. C’est évidemment l’humour de cette campagne publicitaire qui fait sa force mais précisément cet humour pointe vers ce qui constitue peut-être le trait fondamental de la « perspective design » de cet accessoire, à savoir qu’il n’est jamais question d’optimiser sa vue en portant des lunettes, mais de se créer pour soi-même « une » vision. En d’autres termes, elles ne sont pas là pour nous permettre de voir plus loin mais d’être autrement même si cet « autrement » ne sera jamais visible à l’œil nu par les autres, ou par un regard « extérieur ».
Les clips se terminent toujours par une « pirouette » et nous nous méprendrions en la percevant comme une morale au sens de celle des fables de La Fontaine car la blonde a peut-être tort de ne plus se croire blonde mais elle lit Kant, Lambert Wilson s’illusionne peut-être en pensant qu’il n’est plus flegmatique mais il a raison de croire qu’il n’est plus uniquement que cela : pris flegmatiquement dans un piège, il n’en est pas moins désormais un flegmatique à lunettes qui ne se perçoit plus comme les autres le perçoivent. Nous voyons une personne s’installer avec plaisir ainsi qu’une forme de persévérance dans le jeu infini d’une jouissive technicisation de soi.
 Dans le livre éponyme de Virginia Woolf, Mrs Dalloway vit une expérience de perception toute à la fois  intense et « indifférenciée »: « Elle ne dirait plus jamais de personne : il est ceci, il est cela ». Nous n’avons aucune idée de ce que les choses ou de ce que les êtres « sont », non pas seulement, dans le cas des êtres, parce que chacun d’eux crée la vision « intérieure » de soi, mais plutôt parce que c’est toujours à des « presque rien » que tiennent des grands « Tout ». Peut-être nous, les spectateurs du clip, ne verrons-nous pas la différence entre « la blonde avant » et « la blonde après », mais avec quelles lunettes ou avec quelle absence de lunettes ne le verrons-nous pas ? Qui suis-je, moi, pour dire que cet homme est chauve ? Quelle paire de lunettes supérieurement « objectives », « vraies », pourrai-je porter pour dire que cet homme est chauve si lui se vit comme autrement que simplement chauve ? Je comprends alors que ces lunettes objectives n’existent pas et avec elle tombe la notion de Jugement. A quoi servent vraiment les lunettes ? à renvoyer dans les cordes les préjugés contre les blondes ou tous les jugements qui ne se fondent que sur les apparences, c’est-à-dire finalement, comme le comprend bien Mrs Dalloway, tous les jugements.
Il faut arrêter d’émettre ces jugements définitifs et sentencieux, lancés à toute volée sur une réalité infiniment plus subtile. Et c’est ce qui fait toute la justesse de ces clips : « l’objet de leur promotion, c’est précisément ce dont le film porte la présence « en creux », « en négatif ». Nous croyons voir une fille  stupide là où se constitue le devenir et l’être à soi d’une intellectuelle en herbe qui n’a pas tort de se vivre comme telle parce qu’elle est ce qu’elle se sent en train de faire advenir et c’est bien tout ce que cristallise cette nuance intellectuelle des lunettes que crée le port de ces lunettes là. Nous voyons la continuité de la beauté physique de Camille Lacourt là où prend acte et forme le devenir d’une sensibilité lasse de créer par cette beauté de la jalousie masculine autour de soi. La pub finit par Camille Lacourt jeté dans la piscine par un mari ou un compagnon ulcéré mais nous n’avons rien compris si nous en déduisons que le nageur s’illusionne sur le changement produit par ses lunettes car c’est ainsi qu’il se voit, donc c’est ainsi qu’il est. Il ne cessera pas d’être plastiquement beau, mais il cessera de le croire, il cessera d’en jouer. Que chacun de nous se mette au clair avec lui-même et il percevra qu’il ne suscite autour de lui que les impressions exactes qu’il aspire à susciter parce que nous ne consistons pas dans la fibre d’une autre texture que celle des signes que nous émettons. Et c’est bien le fond ontologique de justesse de toute philosophie du style qui « s’exprime » ici, à plein régime, au premier rang desquelles il n’est pas possible de placer un autre nom que celui de Spinoza. Nous sommes l‘énergie de signalisation, de stylisation que nous émettons et les lunettes ne sont pas des instruments de perception d’une réalité préexistante mais de projection, de création, autant que de « sondage », de la réalité dynamique de soi qui est en train de devenir, de se faire advenir sous l’efficience d’un mouvement propre. N’est-ce pas finalement le sens le plus juste et le plus profond que l’on puisse assigner au terme de « foyers ». Il désigne la source d’émission du rayonnement d’une force.

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